25 décembre

Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ

 

axes de l'icône

Cette icône a été réalisée d'après l'icône de la Nativité attribuée à Andréï Roublev (Ecole de Moscou - 1ère moitié du XVème siècle).

 

 

On peut remarquer :

Un axe vertical, un axe horizontal

et au centre de cette croix: le visage de l'enfant

L'icône est divisée en trois parties:

L'espace divin avec le ciel, la sphère, l'étoile et les anges

L'espace de l'union sacrée entre le ciel et la terre, entre le divin et l'humain, avec les mages, l'enfant, la mère, le berger, la grotte, les animaux

L'espace humain avec Joseph, l'enfant, les nourrices

 

trois parties de l'icône

La demi sphère:

ce demi-cercle symbolise l'essence divine. Il représente Dieu, Dieu qui transcende notre temps, notre espace, notre terre.

De cette demi-sphère s’écoule un rayon. Ce rayon se divise en trois autres rayons qui symbolisent la gloire du Dieu trinitaire. Chacun des rayons symbolise : Le Père, Le Fils, Le Saint Esprit.

L'enfant est couché dans une mangeoire qui ressemble à un cercueil. Ses langes ont la forme de bandelettes mortuaires. Il est couché à l'entrée d'une grotte sombre qui évoque les enfers où il doit descendre.

L'Enfant est emmailloté avec des bandelettes qui, même si elles étaient d'usage à l'époque, ne peuvent qu'évoquer pour nous son futur linceul.

La grotte n’est pas mentionnée dans les évangiles. Cependant, on retrouve la grotte dans certains évangiles apocryphes. L’obscurité qui règne dans la grotte symbolise notre péché.

L’âne et le bœuf ne sont pas décrits dans les Évangiles. C’est dans l’Ancien Testament, dans les prophéties d’Habacuc (Hab, III, 2) et d’Isaïe (Is, I, 3), qu’ils apparaissent (Hab, III, 2) et (Is, I, 3). Le bœuf et l'âne sont aussi d'une prophétie de l'Ancien Testament:: «Le bœuf connaît son possesseur, et l'âne la crèche de son maître" (Isaïe 01,03.) Parfois, ils sont affichés à proximité de l'enfant Jésus, fournissant la chaleur de leur souffle.

L'âne, qui a amené Marie jusqu'au lieu de l'enfantement, représente les Juifs. Le bœuf, qui a accueilli l'Enfant dans sa "grotte- étable", représente les païens christianisés.

Noël est un peu étonnante pour les occidentaux: Marie, qui vient d'accoucher, est allongée. Au lieu de regarder son enfant, elle détourne la tète, ce qui suggère qu'elle pense à la passion future.
Marie est sereine, elle médite dans son cœur ces évènements et envisage déjà plus loin le mystère de la vie et de la mort de son fils. Elle est le personnage central, plus grande que les autres personnages, car elle est vénérée comme la mère de Dieu.


La mandorle est utilisée alors à chaque fois pour exprimer un passage ou une porte. Dans les premières représentations, la Vierge Marie était assise avec l'Enfant Jésus sur les genoux pour signifier que son enfantement virginal a été indolore.

C’est après le concile d'Ephèse, qui établit le dogme de la maternité divine, qu’on commença à représenter la Vierge allongée, comme il est naturel pour une femme qui vient juste d'accoucher.

Saint Joseph et le tentateur...

Joseph assis dans un coin se détourne avec une expression de perplexité sur le visage; en effet le tentateur, sous la forme d'un berger, essaie d'éveiller en lui des doutes.

Joseph est assis, le dos courbé, la tête dans les mains, il est pensif. Joseph exprime l’incompréhension de tout homme devant le mystère de l’incarnation.

En haut à gauche, nous voyons les rois mages, habillés comme des Persans, c’est à dire comme ceux qui vénèrent les astres. Les rois mages sont en chemin, guidés par l’Etoile. Ils viennent vénérer le roi de l’Univers.

Les mages représentent les maîtres de la science antique. Ils sont enseignés par les astres et, grâce à une étoile, ils prennent la route à la recherche d'un roi qui vient de naître et trouvent un enfant couché sur la paille. Ils voulaient rendre hommage au Roi des Juifs, disaient-ils à Hérode, mais quand ils trouvèrent l'enfant, ils furent remplis d'une grande joie et remplacèrent l'hommage par l'adoration.

Il y a un jeune homme, un homme d’âge mûr et un homme âgé. Ils représentent les 3 âges de la vie.

C’est la tradition latine qui en a fait des rois au nombre de trois en fonction des cadeaux offerts. On précisera même leur nom : (au 6ème siècle) Gaspard Melchior Balthazar

Plus tard, on en fera les représentants des trois races et des trois continents: - Europe : blancs - Asie : jaunes - Afrique : noirs Significations de ces présents : • L’or est un cadeau royal, pour montrer que Jésus est roi. • La myrrhe pour montrer que Jésus est un homme mortel. • L’encens pour montrer que Jésus est Dieu.

Les bergers

A droite, nous trouvons les bergers: Les premiers témoins de la naissance du Christ ne sont donc pas des grands de ce monde, mais des gens simples. Les bergers symbolisent les humbles, les rois mages, le pouvoir et la richesse.

Ils représentent les pécheurs, les malades, les marginaux, les méprisés, tout le peuple des pauvres à qui Dieu, en Jésus, s’adresse.

La présence des anges atteste la présence de Dieu. On retrouve deux catégories d’anges.

Dans les textes, on parle d’une troupe nombreuse de l’armée céleste. Or, sur cette icône, ils ne sont que trois. C’est évident que c’est la taille réduite de l’icône qui empêche que soit représentée cette troupe innombrable d’anges.

Ils ont les mains couvertes du pan de leur habit en signe de respect et de soumission. C’est leur louange qui confirme aux hommes la venue dans le monde du Christ-Sauveur.

 

 

En cette nuit de Noël, ils annoncent aux bergers la bonne nouvelle.

 

 

Les anges adorateurs. Les anges adorateurs

 

Les anges annonciateurs.Les anges annonciateurs

Deux femmes

Deux femmes, dont l'une verse de l'eau pour le bain de l'enfant dans une cuve qui évoque la cuve baptismale.

Le bain montre la nature humaine du Christ. Le Christ s’est fait totalement homme. Il a besoin d’être nourri, soigné, baigné.

 

 

Déjà paru:

Les icônes de novembre
Les icônes d'octobre
Les icônes de septembre
Les icônes d'août

 

 

 
© Atelier de la Beraka 2012
Maj: 15/12/2011